Fandom

Protopia Wiki

Ela não está louca!

1 764 pages em
Este wiki
Adicione uma página
Discussão0 Compartilhar

Interferência de bloqueador de anúncios detectada!


A Wikia é um site grátis que ganha dinheiro com publicidade. Nós temos uma experiência modificada para leitores usando bloqueadores de anúncios

A Wikia não é acessível se você fez outras modificações. Remova o bloqueador de anúncios personalizado para que a página carregue como esperado.

Zo d'Axa
(Original em Francês)


O texto abaixo foi publicado na Revista La Feuille n.22 em 21 de Dezembro de 1898.



Parmi toutes les laides choses, les misères, les lâchetés qu’expédient les affaires courantes, il en est qu’on ne signale pas et qui dans le torrent des faits disparaissent sitôt perçues, comme des épaves dédaignées. Les yeux entr’ouverts des hommes ne voient encore que les grands drames dont leurs maîtres sont les acteurs : des rois, des reines, des colonels… Ils ne voient pas les tragédies dont les humbles sont les héros, les victimes vite englouties. Le torrent roule et, dans les remous, ce sont des gueux qui se noient. Il y a des appels dans la nuit. Qui donc entend ? Le torrent gronde ; il charrie des faibles, des abandonnés, des maudits, vers les prisons, ces égouts ! vers les asiles de fous – ces bagnes !


Elle n’est pas folle.

Qui ? Cette jeune femme dont M. Boursy, juste d’instruction, reste l’obligé ; Mlle Hinque qui, après avoir vainement parlé de justice et de son droit, finit par faire parler la poudre aux oreilles d’un magistrat ; Mlle Hinque dont le revolver mit un peu de poids dans la tête légère d’un juge d’instruction – que l’on décora sur ce coup.

Elle n’est pas folle ! Elle l’était peut-être quand elle supposait que la Loi devait venir en aide au pauvre, quand elle croyait que les misérables pouvaient en appeler au Code, quand elle usait des années à courir chez les gens de chicane, forte seulement de sa bonne cause – mais sans appui, sans honoraires à laisser aux pattes crochues qui donnent le coup de pouce aux Balances.

Elle était folle. Elle cessa de l’être lorsqu’elle saisit un revolver et se dit :

— Il n’y a pas de justice, et je n’ai pas de pain –on m’a tout pris– plus rien à perdre ! et pas de travail, et je ne veux pas faire le trottoir. Et je ne veux pas que mon vieux père, dépouillé par un magistrat, meure de faim cet hiver, sans qu’on sache qui l’assassina. On le saura… Je marquerai l’homme…

Elle tira sur M. Boursy.



Textos

A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z

Mais da comunidade Wikia

Wiki aleatória